La mer, vaste créature…

Je viens de lire lors d’une balade près de la mer en Bretagne, un poème de Jules Supervielle qui m’a vraiment parlé.

Le voici :

« Quand nul ne la regarde

La mer n’est plus la mer,

Elle est ce que nous sommes

Lorsque nul ne nous voit.

Elle a d’autres poissons,

D’autres vagues aussi.

C’est la mer pour la mer

Et pour ceux qui en rêvent

Comme je fais ici. » 

Magnifique poème à plein de sens possibles ? Qu’en penses-tu ?

Déjà la mer me parle, elle fait partie intégrante de ma personne. Lorsque je ne la vois pas elle me manque, lorsque je la vois, elle me remplit. Elle est tout à la fois énergisante, ou calme ou reposante, ou agitée voire torturée. Elle se pare de tous les reflets possibles, des bleus aux gris en passant par les verts, les turquoises. Elle reflète à la fois la lumière, brille de mille feux, lorsque le soleil luit, elle luit aussi. Le soir elle se teinte de plus en plus de sombre et/où reflète les merveilleux couchers de soleil.

Elle peut être aussi houleuse, remplie de vagues, exprimant sa colère; les grandes marées la bouleverse. Elle peut se couvrir de brume et quasi disparaître, elle est vaste et changeante. J’aime la mer, elle me ressource et m’apporte bien être et contemplation. Lorsque je suis dedans je retrouve ce cocon de douceur presque prénatal et je sais que l’on y est bien.

Et toi, aimes-tu la mer ?

Le poème de Supervielle me parle d’autres manières aussi. Il dit que la mer n’est plus la mer lorsque l’on ne la regarde pas, elle reste donc ce qu’elle est sans que l’on y prête attention, elle est naturelle et vrai, pas fausse comme l’est l’humain souvent lorsqu’il est entouré d’autres. Seul il n’a rien à démontrer et reste lui-même. Finalement il compare la mer à une personne et c’est bien ce qu’elle est non ? elle est en vie, et pleine de vies, elle peut promettre comme éliminer. Elle apporte à manger mais peut aussi détruire les bateaux, apporter des tsunamis dévastateurs…souvent les poètes, marins ou autres lui parlent comme à une personne dont les pouvoirs et la puissance sont énormes. On se sent petit à côté de la mer, ne trouves-tu pas ?

Finalement, Supervielle dit « la mer c’est la mer », oui elle a ce nom que nous lui avons donné mais elle n’est que ce qu’elle est et c’est nous humain, poète ou autre qui l’utilisons pour nos rêves, nos poésies, nos demandes, nos élucubrations.

Nous devrions plus la choyer et non pas déverser toutes nos cochonneries dedans car elle équilibre nos vies, nous nourrit, nous séduit. Les plastiques et son réchauffement ne sont bons ni pour elles, ni pour nous…mais qui en subit et subira encore plus les conséquences à part l’être humain ?

La mer n’est qu’une vaste créature qui nous impressionne et nous fascine de par ses différents aspects. Elle bouge avec la lune et se change en fonction du temps, mais elle reste une source infinie de respect, n’est-elle pas bien plus forte que nous ? de fiction et d’abri aussi alors vivons avec elle et pas contre elle.

Je te propose de cliquer sur l’oeuvre photographique « Phare ».

 

Précédent
Précédent

Merveille naturelle

Suivant
Suivant

Miroir, mon beau miroir…